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Micromanagement ; Comment ne pas tomber dans le piège ?

  • 22 juin
  • 4 min de lecture



Micromanagement : comment l’identifier et le surmonter ? 

Je suis contente pour Mathieu !

Je vous entends déjà. Mais qui donc est Mathieu? 


Mathieu, c’est l’un des responsables qui a participé à l’escape game 4Connexion que je propose en entreprise.


Et dès le début, C’était une évidence. Mathieu était un leader. 


Mais j’ai aussi vu que ça pouvait très rapidement tourner à l’excès. 


Au bout de 10 minutes, il reprenait les documents des mains de ses collègues pour aller plus vite. Il répondait avant que les autres aient eu le temps de réfléchir. Bienveillant, impliqué, mais omniprésent.


Au bout de vingt minutes, 3 membres de son équipe avaient arrêté d'essayer. Ils attendaient qu'il leur dise quoi faire.


Je pense que c’est le genre de situation que son équipe vit au quotidien. Mais sous la pression du temps et des habitudes, on peut pas se rendre compte de ce que l’on fait.


Mathieu l'a compris pendant l’escape game. Pas besoin de grands discours.


En même temps… Normal… vous êtes enfermés à six dans une salle pour 1h. Quand trois personnes décident d’arrêter de travailler. Ça se voit tout de suite.


Mais je dois quand même saluer le fait qu’il ait compris et essayé de change la donne.

Pendant le débrief, il m'a demandé : "Comment j'arrête ?"


On n'a pas parlé d'outils. On a parlé de ce qu'il avait vraiment peur qu'il arrive s'il lâchait prise.

De ce que ça lui coûtait de tout porter.

Du fait que ses collaborateurs n'avaient jamais vraiment eu l'espace pour s'autonomiser et progresser. 


Bandura psychologue, expert en motivation et performance, l'a bien montré : quand on ne laisse pas les gens agir par eux-mêmes, on leur retire la possibilité de se prouver qu'ils en sont capables. Et on crée sa propre surcharge de travail. En entreprise, c'est une perte d'innovation et de compétences. 



Le micromanagement représente un style de gestion toxique, caractérisé par un contrôle excessif du travail des collaborateurs dans les moindres détails.

Je ne pense pas que Mathieu soit un mauvais manager mais il fait sans le vouloir de micromanagement. Et il manquait d'un miroir pour s'en rendre compte. Et c'est exactement pour ça que mes escapes game servent de labo. Pour décortiquer les bonnes et mauvaises habitudes managériales et développer ses softskills. 



Comment identifier le micromanagement ? 

Le rôle d’un entrepreneur ou d’un chef de projet doit être bien défini afin d’éviter les écarts. Le micro-manager par contre interfère dans le travail de ses collaborateurs.


En voici quelques signes pour le reconnaître. 


Quand on fait du micromanagement on veut tout contrôler et ne sait pas déléguer 

Avoir le contrôle total sur les activités de tous les employés n’est pas la qualité d’un bon entrepreneur. Vous interférez sur leurs compétences, vous leur dictez ce qu’ils doivent faire et la façon dont cela doit être fait. Ainsi, vous contribuez à rendre votre équipe amorphe et moins créative. 


Il fait des reportings continus, réunions et comptes rendus 

Le fait pour les collaborateurs de produire excessivement des rapports sur leurs tâches relève du micro management. Consacrer plus de 60 % du temps de votre équipe en réunion a une conséquence sur sa productivité. Ainsi, le projet va piétiner, les délais ne seront jamais respectés et les carrières incertaines. 


Il est un mauvais communicateur 

Un micro-manager n’est pas un bon communicateur, car son discours ne tient qu’à la transmission des directives. Il n’est pas attentif aux doléances de son équipe. 


Il se focalise sur les détails et ne gère plus les priorités 

La gestion des priorités de l’entreprise n’est plus à l’ordre du jour. L’accent est, en réalité, mis sur les détails et la façon dont le travail des collaborateurs est effectué. 


Il est dans le déni 

Le micro-manager ne reconnaît pas son statut. Il sait, par contre, que seuls ses employés sont incompétents. Par conséquent, il doit à chaque fois surveiller leurs tâches. 



Je vais vous partager les quelques éléments que j'ai transmis à Mathieu pour l'aider à avancer. 



Les éléments pour sortir du micro management


Je ne propose pas de plan d'action tout fait étant donné qu'il est toujours personnalisé, mais je peux déjà vous donner les grandes lignes.


🟢 Clarifier le "quoi", pas le "comment". Définir ce qu'on attend comme résultat, et laisser l'équipe trouver le chemin. Vous gagnerez du temps, mais surtout vous autonomiser vos équipes.


🔵 Tolérer l'imperfection dans les apprentissages. Ils feront forcément des erreurs. Soyez présent pour éviter la catastrophe, mais pas plus.  Je pense que c'est l'un des trucs les plus difficiles à accepter quand on est exigeant.


🟡 Observer ses propres déclencheurs. Quand l'envie de tout contrôler revient, se poser une question simple :  quels sont les enjeux réels de la catastrophe que j’imagine ?


Le micro management est délétère à la fois pour le collaborateur qui perd le sens du travail mais aussi pour nous, dirigeant et manager qui manquons déjà cruellement de temps. 


Le micromanagement est un style de management où le manager fait preuve d'un contrôle excessif auprès de ses équipes et a beaucoup de mal à déléguer des tâches. Un autre comportement typique d'un micromanager est la sursollicitation des collaborateurs dans le suivi détaillé de l'avancement de leur travail.


Teddy DONGO

Formatrice en intelligence

relationnelle et émotionnelle

Toulouse et sa région




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